À PROPOS

Notre conviction : le carbone du sol mérite plus d'attention et plus de financement qu'il n'en reçoit aujourd'hui

Voici le raisonnement qui guide Arka : pourquoi le carbone du sol compte, pourquoi le marché ne le finance pas encore à hauteur de son potentiel, et ce que nous faisons pour réduire cet écart

NOTRE RAISON D'ÊTRE

Un marché à construire, à la hauteur du sol et des agriculteurs qui le travaillent

La destination

Pour rester sur une trajectoire 1,5°C, le GIEC estime que le monde aura besoin de captations nettes de l'ordre de 5 à 15 GtCO₂ par an d'ici 2050. C'est l'ordre de grandeur du marché à construire : pas une opportunité, une équation à boucler.

SourceGIEC AR6 WG3 (fr)

Le potentiel du sol

Dans cette équation, les sols ne sont pas un détail. Le GIEC chiffre le potentiel d'amélioration des pratiques agricoles à 0,4 à 2,5 GtCO₂ par an, soit 4 à 25% du besoin total. Les sols stockent plus de carbone que toute la végétation et l'atmosphère réunies. Ils sont l'un des piliers de la réponse climat, à la hauteur de leur masse.

SourceGIEC SRCCL (fr)

Le gap

Pourtant, notre propre analyse du marché volontaire, qui suit les retraits de crédits sur les registres publics, montre que les crédits sol et agriculture restent une part marginale du volume total. L'écart entre ce que le sol peut délivrer (4 à 25%) et ce que le marché finance aujourd'hui (moins de 1%) est précisément ce qui justifie une marketplace spécialisée.

SourceArka, données marché VCM (fr)

Le pivot

L'humain répond aux incitants. Pour faire passer le carbone du sol d'une part marginale à un pilier réel du marché des captations, deux dynamiques convergent.

D'un côté, le schéma de contrainte : la convergence des frameworks d'intégrité et de reporting (Core Carbon Principles de l'ICVCM, Claims Code du VCMI, BVCM du SBTi, ESRS E1-7 sous CSRD, CRCF européen) oblige le buyer institutionnel à structurer un achat documenté, vérifiable et publiquement défendable. Le marché des captations sort de la zone grise.

De l'autre, le schéma de récompense : sur un programme régénératif bien conçu, les revenus carbone peuvent couvrir jusqu'à 90% du coût de transition, et les pratiques sol qui réactivent la biologie microbienne apportent des gains de rendement dès l'année 2 ou 3. La transition se finance pour l'agriculteur, c'est ce qui la rend durable dans le temps.

Au-delà de l'équation carbone

Ce qui nous a attirés dans cet espace, ce n'est pas l'équation carbone seule. C'est ce qu'il y a derrière. Les agriculteurs font certains des métiers les plus essentiels de notre société, et certains des plus difficiles. La transition vers des pratiques régénératives est un changement nécessaire qui exige de l'engagement, du temps, et un cadre économique qui tient debout.

Notre métier, c'est de structurer ce financement pour qu'il atterrisse là où il transforme vraiment : sur la parcelle, dans la biologie du sol, dans la viabilité de l'exploitation.

NOS VALEURS

Indépendance, rigueur, ancrage

Indépendance

Aucune exposition à un développeur unique, aucun conflit d'intérêt. Pas de fonds à placer, pas d'inventaire à écouler. Nous travaillons pour l'impact de nos clients, pas pour un stock à vendre.

Intégrité scientifique

Nous nous référons aux standards reconnus (SBTi, ICVCM, VCMI, ESRS) et refusons les raccourcis méthodologiques. Quand un projet ne tient pas la route scientifiquement, nous le disons.

Transparence

Critères de sélection transparents, retraits documentés en registre public, économie de chaque transaction explicitée dans la lettre d'attestation. Nos clients voient ce que nous voyons.

Ancrage européen

Notre sourcing est ancré en Europe, au plus près des géographies où opèrent nos acheteurs et leurs parties prenantes. La proximité permet à notre équipe de visiter les sites et de rencontrer les agronomes, pour que chaque crédit soit rattaché à une ferme identifiée et à un récit que les acheteurs peuvent partager avec leurs équipes.

Si un projet est listé sur Arka, il a passé notre examen

Nous nous appuyons sur les standards reconnus. Notre rôle est de sélectionner des projets haute intégrité et de fournir aux acheteurs la documentation nécessaire pour contribuer en toute confiance.

Programme et registre reconnus

Le projet est enregistré auprès d'un standard crédible avec une entrée vérifiable sur un registre public.

Qualité du développeur

Historique opérationnel, expertise de l'équipe, transparence et relations avec les agriculteurs ou opérateurs.

Robustesse du MRV

Qualité du monitoring, reporting et vérification au-delà des exigences minimales du standard.

Garanties environnementales et sociales

Co-bénéfices vérifiés et principe de non-nuisance, adaptés au type de projet.

Compatibilité réglementaire

Les acheteurs peuvent-ils utiliser ces crédits en toute confiance dans leur reporting, en Europe comme aux États-Unis ?

LE MOT DU FONDATEUR

Pourquoi j'ai lancé Arka

Nicolas Bonnet, fondateur d'Arka

Nicolas Bonnet

Fondateur

J'ai lancé Arka autour d'une conviction : la captation du carbone du sol mérite plus de visibilité et plus de financement qu'elle n'en reçoit aujourd'hui. La science estime qu'elle pourrait porter 4 à 25% de l'effort de captation dont nous avons besoin d'ici 2050. Le marché volontaire en est encore très loin, et c'est précisément cet écart que je suis venu travailler.

Ce qui m'a attiré dans cet espace, ce n'est pas seulement l'équation carbone, c'est ce qu'il y a derrière. Les agriculteurs font certains des métiers les plus essentiels de notre société, et la transition vers des pratiques régénératives est un vrai chantier : elle demande de l'engagement, du temps, et un cadre économique qui tient debout. Quand les trois sont alignés, la transition se finance d'elle-même, et ce qui sort de l'autre côté, c'est du carbone capté et une meilleure production à la fois.

Ingénieur de formation, j'ai passé 14 ans dans la tech à des postes d'analyse, d'opérations et de développement commercial, dont 8 aux États-Unis. Depuis 4 ans, je consacre mon temps aux marchés carbone volontaires : cartographier les projets de haute intégrité, comprendre les standards de certification, construire les liens entre l'offre et la demande pour que cette catégorie monte.

Je me vois comme un avocat d'une cause sous-financée : celle d'un marché des captations à la hauteur de ce que la science climatique demande, et des agriculteurs qui le rendent possible sur le terrain. Au fond, ce n'est pas qu'une histoire de carbone. C'est financer celles et ceux qui nous nourrissent, pour qu'ils cultivent d'une manière durable, résiliente, et qui restaure aussi la terre sur laquelle ils travaillent.